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Musée

des arts de la table

Service à ingrédients

Service à ingrédients

Domaine : orfèvrerie

Matériaux : argent redoré, cristal taillé 

Lieu de fabrication : Londres

Orfèvres : John Delmestre ; Jabez Daniell & James Mince

Poinçons du support : lion passant, tête de léopard, poinçon d'orfèvre (I D), lettre-date C pour 1760.

Poinçons de la grande et d'une petite saupoudreuse : lion passant, tête de léopard, poinçon d'orfèvre (MS), lettre-date b pour 1737-1738.

Poinçons d'une petite saupoudreuse : lion passant, tête de léopard, poinçon d'orfèvres (I D I M), lettre-date D pour 1759-1760.

Chronologie : 1737 et 1759-1760

Dimensions : L. maxi 23,8 cm ; Ht 22,5 cm ; poids 1332 gr.

Inv. 2020.32.1.0

Historique : Acquisition, 2020 

Crédit photo : © J.M. Garric ; © Musée des arts de la table/CD 82

L'entrée dans les collections du musée de ce service à ingrédients, garni de saupoudreuses à sucre et à épices et de flacons pour l'huile et le vinaigre ou pour des assaisonnements liquides, permet de mettre en regard une pièce anglaise datée de 1759-1760 avec celle, contemporaine (1756) et quasi identique mais de fabrication parisienne, acquise récemment.

L'orfèvre français a repris les mêmes formes et les mêmes détails, au point que seule la présence des poinçons permet d'identifier le pays d'origine. Les différences, assez minimes, résident pour la version française dans ses dimensions supérieures et dans le fait que les cinq réceptacles sont d'un même diamètre.

Pour rappel, ce type d'objet est apparu en Angleterre en 1715 avec le Warwick cruet créé par l'orfèvre Anthony Nelme pour le duc de warwick. Le nom est ensuite devenu générique pour désigner tout ensemble portatif ofrant trois saupoudreuses (castors) et deux flacons pour l'huile et le vinaigre. Au cours du XVIIIe siècle, le modèle original a évolué vers une sophistication accrue, allant parfois jusqu'à proposer huit à dix flacons pour les sauces liquides et assaisonnements exotiques très appréciés en Angleterre mais inconnus en France où le warwick cruet, devenu le service à ingrédients, n'a été réellement adopté qu'au début du XIXe siècle, peut-être par l'intermédiaire des restaurants parisiens.