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Musée

des arts de la table

Saupoudreuse à sucre en métal doublé, France, XVIIIe siècle

Saupoudreuse à sucre en métal doublé, France, XVIIIe siècle

Domaine  : orfèvrerie

Matériaux / Technique  : laiton doublé d'argent

Lieu de fabrication : France

Chronologie : première moitié du XVIIIe siècle

Marques / inscriptions : armoiries gravées non identifiées

Dimensions : H. 23 cm

Statut : propriété du Département de Tarn-et-Garonne

Inv. AT.2004.51.1

Historique : acquisition, 2004

Crédit photo : (c) J.M. Maume ; (c) Musée des arts de la table/CG 82

A la suite des édits royaux de 1689, 1699 et 1709 prescrivant la fonte de l'orfèvrerie pour convertir le métal en  monnaie (édits dont il faut nuancer voire minimiser les effets réels car il ne toucha qu'une frange de la haute aristocratie et seulement l'orfèvrerie la plus riche), mais aussi et surtout en raison d'un mouvement de mode dans le domaine du luxe, la faïence et les substituts métalliques à l'argent ont connu un grand succès auprès des classes élevées, du moins pendant quelques décennies avant l'essor de la porcelaine.

La technique du « doublé » ou « plaqué » consistait à laminer une feuille d'argent sur une feuille de laiton ou de cuivre. On obtenait ainsi une orfèvrerie à moindre coût, mais dont la couche argentée s'usait vite. C'est à Sheffield en Angleterre, avant 1750, qu'un coutelier eut l'idée de chauffer les plaques jusqu'à les amalgamer, procédé beaucoup plus résistant et qui connut un succès énorme et durable jusqu'à nos jours. Au début du XIXe siècle fut inventé le procédé du métal argenté par électrolyse qui permit l'accès d'une plus large clientèle à l'argenterie de maison et entraîna l'abandon du doublé.