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Musée

des arts de la table

Seau à glace en porcelaine tendre de Vienne, vers 1770

Seau à glace en porcelaine tendre de Vienne, vers 1770

Domaine : céramique

Matériaux / technique : porcelaine tendre, peinte

Lieu de fabrication : Vienne, Autriche

Chronologie : vers 1770

Fabricant : manufacture de porcelaine de Vienne.

Marques :  marque à l'écu bleu (gestion par l'Etat autrichien, 1744-1784) ; marques de peintres en rouge.

Dimensions : H. 20,5 cm ; L. max 25 cm.

Statut : propriété du Département de Tarn-et-Garonne

Inv. AT. 2008.35.2

Historique : acquisition, 2008

Crédit photo : (c) J.M. Maume ; (c) Musée des arts de la table/CG 82

Indispensables au service des crèmes glacées, des glaces à l'eau et des "neiges" (voir la notice sur les tasses à glace) en un temps où le froid artificiel n'existait pas, les seaux à glace sont constitués de trois parties : le récipient, la doublure et le couvercle. A la sortie de la sorbetière, le dessert glacé était versé dans la doublure, placée ensuite dans le récipient où elle reposait sur le bord sans atteindre le fond que l'on garnissait de glace pilée, de même que le couvercle à haut rebord. Cela établissait un tampon de froidure sous et sur la doublure, afin de maintenir le produit à température le temps de servir. On présentait le seau à table, et un valet, le maître de maison ou un convive remplissait les tasses de porcelaine, de verre, de faïence. Généralement, les seaux allaient par paire de façon à proposer deux goûts différents.

Des essais menés en Angleterre avec des seaux du XVIIIe siècle ont montré que, à l'instar de la congélation dans la sorbetière, l'adjonction d'un peu de sel à la glace pilée contenue dans le fond et sur le couvercle provoquait une intensification du froid, et qu'ainsi la crème glacée, le sorbet et surtout le fragile granité appelé "neige", pouvaient se conserver à l'intérieur au-delà de quatre heures. Les petits pieds ou le talon de ces récipients évitaient donc au fond très froid de coller à la nappe. 

Depuis la fin du XVIIe siècle et le progrès de la technique de congélation, les glaces étaient un dessert fort apprécié, mais en Angleterre et en Italie, pays initiateur de l'Europe en la matière, plus qu'en France. Le nombre de parfums disponibles chez les glaciers-limonadiers britanniques au XVIIIe siècle n'avait rien à envier à ce que nous connaissons dans les gelateria actuelles.