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Musée

des arts de la table

Cabaret à thé

Cabaret à thé

Domaine : céramique

Matériaux / Technique : Porcelaine dure, peinte et dorée

Lieu de farication : Niderviller, France

Chronologie : Fin du XVIIIe siècle

Fabricant/designer : Manufacture du comte de Custine (fabricant)

Marques/inscriptions : Peints sous les pièces : « N » pour Niderviller, chiffres « 344 » sous le plateau, la théière, le pot à sucre et le pot à lait, « 61 » sous les tasses et les soucoupes.

Dimensions : plateau : 38 x 29,3 cm ; théière : H. 10,5 cm, L. 16 cm ; pot à sucre : H.15 cm ; pot à lait : H.13,6 cm ; tasses : H.5,8 cm ; soucoupes : Dia. 12,5 cm.

Statut : Propriété du Département de Tarn-et-Garonne

Inv. AT.2007.13

Historique : Acquisition, 2007

Crédit photo : (c) J.M. Maume ; (c) Musée des arts de la table/CG 82

Apparu dans le courant du XVIIIe siècle avec l'évolution des modes de vie et des pratiques de consommation, le cabaret, mot désignant à l'origine un plateau de service, est un ensemble d'objets présentés sur plateau et destinés à la prise de boissons chaudes par une ou plusieurs personnes. On employait aussi le terme « déjeuner », puisque le cabaret était utilisé généralement pour le repas léger que les classes sociales supérieures prenaient en cours de matinée et jusqu'au début de l'après-midi.

Après la simple boisson ingérée au saut du lit (bouillon, infusion, vin...), le déjeuner tardif rompait véritablement le jeûne de la nuit et permettait d'attendre le seul repas consistant de la journée, le souper du soir. Composé, selon les goûts de chacun, de café, lait, chocolat, thé, produits de boulangerie tels que petits pains, flûtes, pain brioché, rôties, le déjeuner pouvait aussi comporter un aliment salé tel que l'œuf à la coque, un anchois confit sur une tartine beurrée, une saucisse, une côtelette grillée.... C'est pendant la Révolution et au cours de la première moitié du XIXe siècle que l'heure du déjeuner remonta peu à peu pour devenir notre actuel « petit-déjeuner ». Le cabaret pouvait aussi servir en fin d'après-midi lors d'une collation légère, en particulier si le souper était prévu pour une heure très tardive.

Les manufactures du XVIIIe siècle ne créaient pas d'ensembles standardisés, sauf commande spéciale. Elles assortissaient, au goût du client, différents modèles de tasses, pots et récipients qu'elles vendaient d'ordinaire à l'unité. Sur cet ensemble, le léger semis de fleurettes, roses et barbeaux (bleuets) correspond au goût des années 1780-1790.